Aiguebelette-le-Lac - Beau-Phare

Country/Area

Community

Aiguebelette-le-Lac

Place name

Beau-Phare

Type of site

UNESCO-World Heritage Site (WH / S1)

Last edited by

admin

Last update

Thu, 02/19/2015 - 17:16

Responsible for site

Colette LAROCHE
chargée du suivi scientifique et technique du Bien.
SRA DRAC Rhône-Alpes
Le Grenier d'Abondance
6 quai Saint-Vincent
69283 LYON cedex 01
Tel : +33 1 04 72 00 44 90
colette.laroche@culture.gouv.fr

Administrative contact

Direction régionale des affaires culturelles de Rhône-Alpes quai Saint-Vincent F - 69283 Lyon Cedex 01

Dating

Years BC

Extension (ha): 
0,64
Height above sea level (m): 
372,00

Map of pile dwelling sites

Dating text

Un calage par le radiocarbone (Gif. 8339 : 4160±50 BP) confirmait l'âge néolithique du gisement déjà mis en évidence par R. Laurent (Ly. 688 : 4600±120 BP). Des phases d’abattages dendrochronologiques sont mises en évidence entre les années –2699 et –2671 ; elles soulignent le potentiel du gisement pour la constitution des références chronologiques régionales. Les mobiliers découverts sont ceux d’un habitat du Néolithique final, en cohérence avec les dates absolues. / A l'occasion d'une prospection réalisée à l'hiver 1983/84 par le CNRAS, quelques pieux avaient été prélevés pour analyses. Un calage par le radiocarbone (Gif. 8339 : 4160±50 BP) confirmait l'âge néolithique du gisement déjà mis en évidence par R. Laurent (Ly. 688 : 4600±120 BP). Dans les secteurs étudiés en 1998, des phases d’abattages dendrochronologiques sont mises en évidence entre les années –2699 et –2671 ; elles soulignent le potentiel du gisement pour la constitution des références chronologiques régionales. Les mobiliers découverts sont ceux d’un habitat du Néolithique final, en cohérence avec les dates absolues ; ils sont comparables aux trouvailles anciennes.

Description

Localisés tout près d'une roselière qui occupe encore ce rivage, le site a été largement prospectés depuis le XIXe s. C'est ici qu'eurent lieu, dès 1867, les premiers ramassages au lac d'Aiguebelette puis, entre 1903 et 1907 et en 1921, les premières 'fouilles' et enfin, à partir de 1954 et jusque vers 1961, les premières plongées. Le site est alors connu sous l'appellation de Beau Phare, Les Roseaux ou Aiguebelette I. Durant l'hiver 1983/84, une prospection réalisée par le CNRAS avait permis une délimitation de l'emprise archéologique et quelques prélèvement s de pieux pour les datations. Sur cette base, des décapages ont enfin eu lieu au début de l'année 1998, dans le cadre de la carte archéologique menée par le DRASSM, sous la responsabilité de A. Marguet. Centrés sur la répartition des pieux, trois décapages de 10 m² ont permis, seulement dans les unités les plus éloignées de la rive, la découverte de mobiliers lithiques en roche verte, en silex variés, en pierre calcaire et de fragments de poteries grossières très érodés. Le gisement de Beau-Phare (lieudit cadastral Boffard) est situé sur une presqu’île formant une avancée sous-lacustre faiblement immergée (-2 m de profondeur) ; cette implantation topographique souligne un aspect particulier, probablement défensif de l’occupation. Les restes archéologiques sont essentiellement des pilotis, visibles en surface des limons et dans des secteurs de galets denses formant ténevière. Ils sont dispersés sur 128 m de longueur et 52 m de largeur, sans organisation perceptible, à l'exception de quelques plans rectangulaires interprétés comme des habitations et d'un alignement formant une palissade du côté du rivage. Les vingt-six carottages réalisés tous les 10 m, sur l'axe longitudinal et sur un profil perpendiculaire, n'ont pas rencontré de niveaux organiques conservés. Ils indiqueraient que ce gisement est fortement dégradé et que seuls les pilotis solidement implantés et les mobiliers les plus lourds aient été préservés de l'érosion. Sur les 30 m² décapés, cinquante petits pieux ont été prélevés après topographie ; la densité y est donc relativement faible (moins de 2 pieux/m²). Seuls 5 chênes et 13 sapins ont été étudiés en dendrochronologie (analyses Archéolabs). Une séquence a pu être datée pour les sapins (séquence 9011ABO) ; elle est longue de 92 ans et se situe entre les années -2763 et -2672. Des phases d'abattage sont mises en évidence pour les différentes zones étudiées, entre les années -2699 et -2671. Les rangées observées par la topographie dans les triangles 'rive' et 'large' distants de 65 m semblent contemporaines (abattages en -2672/-2671). Dans le triangle central, un alignement transversal de 5 petits pieux formant palissade sont datés de l'automne/hiver -2684/-2683, ils séparent des pieux légèrement plus anciens datés de -2693/-2692. Le référentiel utilisé pour dater la séquence 9011ABO est celui du gisement néolithique de Charavines-Les Baigneurs (Isère, lac de Paladru) qui couvre les années -2782 à -2593 (analyses Archéolabs) / Localisés tout près d'une roselière qui occupe encore ce rivage, le site a été largement prospectés depuis le XIXe s. C'est ici qu'eurent lieu, dès 1867, les premiers ramassages au lac d'Aiguebelette (Perrin 1870, p. 8) puis, entre 1903 et 1907 et en 1921, les premières 'fouilles' (Schaudel 1904, Léger 1923) et enfin, à partir de 1954 et jusque vers 1961, les premières plongées (Combier 1961, p. 312-314). Le site est alors connu sous l'appellation de Beau Phare, Les Roseaux ou Aiguebelette I. Durant l'hiver 1983/84, une prospection réalisée par le CNRAS avait permis une délimitation de l'emprise archéologique et quelques prélèvement s de pieux pour les datations. Sur cette base, des décapages ont enfin eu lieu au début de l'année 1998, dans le cadre de la carte archéologique menée par le DDRASSM, sous la responsabilité de A. Marguet. Centrés sur la répartition des pieux, trois décapages de 10 m² ont permis, seulement dans les unités les plus éloignées de la rive, la découverte de mobiliers lithiques en roche verte, en silex variés, en pierre calcaire et de fragments de poteries grossières très érodés. Le gisement de Beau-Phare (lieudit cadastral Boffard) est situé sur une presqu’île formant une avancée sous-lacustre faiblement immergée (-2 m de profondeur) ; cette implantation topographique souligne un aspect particulier, probablement défensif de l’occupation. Les restes archéologiques sont essentiellement des pilotis, visibles en surface des limons et dans des secteurs de galets denses formant ténevière. Ils sont dispersés sur 128 m de longueur et 52 m de largeur, sans organisation perceptible, à l'exception de quelques plans rectangulaires interprétés comme des habitations (Combier 1961, p. 312) et d'un alignement formant une palissade du côté du rivage (Marguet et al. 1995, p. 191). Les vingt-six carottages réalisés tous les 10 m, sur l'axe longitudinal et sur un profil perpendiculaire, n'ont pas rencontré de niveaux organiques conservés. Ils indiqueraient que ce gisement est fortement dégradé et que seuls les pilotis solidement implantés et les mobiliers les plus lourds aient été préservés de l'érosion. Sur les 30 m² décapés, cinquante petits pieux ont été prélevés après topographie ; la densité y est donc relativement faible (moins de 2 pieux/m²). Seuls 5 chênes et 13 sapins ont été étudiés en dendrochronologie (analyses Archéolabs). Une séquence a pu être datée pour les sapins (séquence 9011ABO) ; elle est longue de 92 ans et se situe entre les années -2763 et -2672. Des phases d'abattage sont mises en évidence pour les différentes zones étudiées, entre les années -2699 et -2671. Les rangées observées par la topographie dans les triangles 'rive' et 'large' distants de 65 m semblent contemporaines (abattages en -2672/-2671). Dans le triangle central, un alignement transversal de 5 petits pieux formant palissade sont datés de l'automne/hiver -2684/-2683, ils séparent des pieux légèrement plus anciens datés de -2693/-2692. Le référentiel utilisé pour dater la séquence 9011ABO est celui du gisement néolithique de Charavines/Les Baigneurs (Isère, lac de Paladru) qui couvre les années -2782 à -2593 (analyses Archéolabs) Outre la chronologie et l’organisation spatiale des structures, l’intérêt du site repose donc sur sa situation géographie, au carrefour des influences culturelles méridionales, rhodaniennes, jurassiennes et helvétiques.

Bibliography comment

Pour les données sur l'historique des recherches et sur les travaux réalisés, compilation dans : Bocquet, Laurent 1976, 139-145 et 151-153 ; Marguet et al. 1995, 167-196 ; Rey 1999, 784-841 ; Marguet 2003, 96-110. Pour les études archéologiques (mobiliers et datations) et environnementales, compilation dans : Bocquet, Laurent 1976, 151-153 ; Rey 2003, 126-127 ; Marguet, Rey 2007, 335-362 ; Magny et al. 2007, 13-28 ; Marguet et al. 2008, 225-252.