Annecy-le-Vieux - Le Petit-Port 1

Country/Area

Community

Annecy-le-Vieux

Place name

Le Petit-Port 1

Type of site

Pile Dwelling Site (PD / S3)

Last edited by

admin

Last update

Thu, 02/19/2015 - 17:17

Responsible for site

Colette LAROCHE
chargée du suivi scientifique et technique du Bien.
SRA DRAC Rhône-Alpes
Le Grenier d'Abondance
6 quai Saint-Vincent
69283 LYON cedex 01
Tel : (33) 1 04 72 00 44 90
colette.laroche@culture.gouv.fr

Administrative contact

Direction régionale des affaires culturelles de Rhône-Alpes quai Saint-Vincent F - 69283 Lyon Cedex 01

Dating

Years BC

Extension (ha): 
0,93
Height above sea level (m): 
445,00

Map of pile dwelling sites

Dating text

see French version (no translation available). / L'étude dendrochronologique propose une répartition planimétrique de différentes phases d'abattage et la mise en évidence d'une organisation architecturale de plusieurs structures. Vingt-quatre phases d'abattage des arbres suggèrent une durée minimale d'occupation du gisement durant trente-deux années, entre -3600 et -3568, c'est à dire dans le Néolithique moyen, période que les mobiliers lithiques découverts ne permettent pas de préciser culturellement (phase tardive du Cortaillod ?).

Description

see French version (no translation available). / Le site du Petit-Port a été découvert fortuitement par une plongeuse, en octobre 1979 (à cette époque, il avait été daté de la fin de l'âge du Bronze à partir des mobiliers céramiques mis au jour). A la fin du XIXe siècle, probablement recouvert par les roseaux, il n'avait pas été repéré lors des premiers inventaires (Revon 1878). Il n'était toujours pas signalé un siècle plus tard, à l'époque des premières plongées in situ (Bocquet, Laurent 1976). Au début des années 1980, le CNRAS a entrepris des travaux d'évaluation du secteur, en préalable à des réaménagements portuaires (Marguet 1981, 1983). Mais ce n’est qu’en 2001 que les vestiges de ce littoral furent revisités et échantillonnés,lors de carte archéologique menées par le DRASSM (Marguet 2002, 2003). Les reconnaissances ont permis la délimitation des emprises archéologiques. Dans ce secteur, le rivage est encore occupé par des roselières résiduelles d'ailleurs en cours de régénération. La plate-forme se rétrécit sensiblement (environ 200 m de largeur). Elle est occupée par un ensemble de pilotis qui avait fait l'objet de prospection au début des années 1980 (Marguet 1995). Il s'agit du seul gisement immergé annécien protégé au titre des Monuments historiques (Arrêté du 5 février 1992). Les vestiges préservés sont principalement des pieux ; ils sont dispersés parallèlement au rivage, sur une longueur d'environ deux cents mètres (profondeur de -1,8 à -2,8 m). L'étude dendrochronologique propose une répartition planimétrique des différentes phases d'abattage et la mise en évidence d'une organisation architecturale de plusieurs structures. Sur les franges orientales du site, la description de la surface de la plate-forme avait été réalisée, après dévasage, sur 140 m². Dans ces espaces, les niveaux de l'occupation n'avaient pas été rencontrés par les carottages de vérification. Par contre, quelques éléments plus lourds avaient été découverts lors des décapages ; il s'agit principalement de petits mobiliers lithiques en roche verte (haches, fragments de haches), en grès (percuteurs sphériques), en silex (fragment de lame, pointe de flèche). L'étude dendrochronologique des pieux de cette zone (126 échantillons) avait proposé une répartition planimétrique de différentes phases d'abattage et la mise en évidence d'une organisation architecturale de plusieurs structures quadrangulaires (Marguet et al. 1988). La récente actualisation des données dendrochronologiques locales (Archéolabs), en particulier suite à leur confrontation avec les nouveaux référentiels (Concise/Sous-Colachoz, fouilles C. Wolf, analyses LRD Moudon), a amené au vieillissement des dates précédemment avancées (Bertrandy et al. 1999, 170). Si les plans des structures initialement mises en évidence sont toujours valides, par contre les datations absolues sont modifiées. Sur la base des soixante-dix-huit échantillons analysés (50 chênes et 28 sapins), seules deux séquences dendrochronologiques sont datées. Vingt-quatre phases d'abattage des arbres mettent en évidence une durée minimale d'occupation du gisement durant trente-deux années, entre -3600 et -3568, c'est à dire dans le Néolithique moyen, période que les mobiliers lithiques découverts ne permettent pas de préciser culturellement (phase tardive du Cortaillod ?).

Bibliography comment

Pour les données sur l'histoire des recherches et sur les travaux réalisés, voir en particulier : Revon 1878, 28-30 ; Bocquet, Laurent 1976, 139-145 ; Marguet 1981 ; Marguet 1983 ; Marguet 1988, 67-897 ; Marguet et al. 1995, 167-196 ; Bertrandy et al. 1999 ; Marguet 2002, 116-130 ; Marguet 2003, 119-125 ; Billaud, Marguet 2006, 98-109. Pour les études archéologiques (mobiliers et datations) et environnementales, voir compilation dans : Marguet 1988, 67-87 ; Marguet et al. 1995, 167-196 ; Magny et al. 2001, 215-227 ; Rey 2003, 126-127 ; Thirault 2004 ; Billaud, Marguet 2007, 211-225 ; Marguet, Rey 2007, 335-362 ; Marguet et al. 2008, 225-252.