Brison-Saint-Innocent - Grésine-Ouest

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Brison-Saint-Innocent

Place name

Grésine-Ouest

Type of site

Related Sites (RS / S4)

Last edited by

admin

Last update

Thu, 02/19/2015 - 17:17

Responsible for site

Colette LAROCHE
chargée du suivi scientifique et technique du Bien.
SRA DRAC Rhône-Alpes
Le Grenier d'Abondance
6 quai Saint-Vincent
69283 LYON cedex 01
Tel : +33 1 04 72 00 44 90
colette.laroche@culture.gouv.fr

Administrative contact

Direction régionale des affaires culturelles de Rhône-Alpes quai Saint-Vincent F - 69283 Lyon Cedex 01

Dating

Years BC

Extension (ha): 
1,40
Height above sea level (m): 
229,00

Map of pile dwelling sites

Dating text

Les abattages dendrochronologiques se répartissent en trois périodes : une période ancienne au nord du site, datée de –995 à –993 de la phase moyenne du Bronze final alpin ; de la phase récente, des abattages sont datés de –904 à –869 puis de –843 à –831 ; ces dates récentes semblent seulement mises en évidences dans les lacs savoyards et posent la question des modalités de l’abandon des rivages lacustres à la fin de l’âge du Bronze. / Les abattages dendrochronologiques se répartissent en trois périodes : une période ancienne au nord du site, datée de –995 à –993 de la phase moyenne du Bronze final alpin ; de la phase récente, des abattages sont datés de –904 à –869 puis de –843 à –831 ; ces dates récentes semblent seulement mises en évidences dans les lacs savoyards et posent la question des modalités de l’abandon des rivages lacustres à la fin de l’âge du Bronze.

Description

Peu après la mise en évidence, en 1854 au lac de Zürich, des premières 'cités lacustres', l'existence de palafittes fut signalée pour la première fois en 1856, à Grésine, lors de la construction de la digue du chemin de fer (Chantre 1875-1876, p. 170). Les 'pêches aux antiquités lacustres' débutent alors, les stations de la baie étant des incontournables pour la récupération des objets de l'âge du Bronze et dans la constitution des collections ; la dernière connue étant celle réalisée lors de l'excursion du Congrès préhistorique de France en 1908 (Rabut 1864 ; Perrin 1870 ; Congrès 1909 ; Coutil 1915). A partir de 1950, le développement de la plongée autonome va permettre l'observation in situ des vestiges ; de 1954 à 1972, les travaux précurseurs de R. Laurent sont à l'origine des méthodes actuelles comme la triangulation ; ils permettront les premiers levés topographiques de pieux, des ramassages dans des unités triangulaires et la définition de certaines emprises (Bocquet, Laurent 1976). Des sondages ont été réalisés en 1995, 1996 et en 2000 par Y. Billaud, dans le cadre des évaluations des grandes stations Bronze final du lac du Bourget (Billaud 2000b). A Grésine-Ouest, environ 4500 m² de couches organiques sont conservés ; les pieux couvrent plus d’un hectare. Des sondages récents d’évaluation stratigraphique montrent l’importance des niveaux organiques liés à l’habitat ; ils sont parfois préservés sur 60 cm d’épaisseur. En limite orientale de la station, à proximité de la rupture de pente vers les plus grands fonds, un sondage linéaire (10 m de long par 1 m de large) 1 montre la transition entre les secteurs à influences purement lacustres et le domaine de l'habitat. La séquence sédimentaire (épaisseur 50 cm) est intégralement conservée côté lac où elle plonge sous les craies lacustres ; en direction du centre de la station, elle est érodée (épaisseur 20 cm). Les mobiliers, principalement céramiques, sont très abondants, très diversifiés et bien conservés : découverts en stratigraphie, ils se rapportent pour l’essentiel à la phase récente du Bronze final alpin. La répartition planimétrique des pieux, des gros chênes dont plusieurs présentent une traverse horizontale et des piquets alignés formant palissades montrent le potentiel du gisement pour notre compréhension de l’organisation architecturale des structures. Sur le plan chronologique, l'analyse dendrochronologique a été réalisée sur 65 bois (Archéolabs). Les abattages dendrochronologiques se répartissent en trois périodes : une période ancienne au nord du site, datée de -995 à -993 de la phase moyenne du Bronze final alpin ; de la phase récente, des abattages sont datés de -904 à -869 puis de -843 à -831 ; ces dates récentes semblent seulement mises en évidences dans les lacs savoyards et posent la question des modalités de l’abandon des rivages lacustres à la fin de l’âge du Bronze (Billaud 2008). Pour la première foids, des données sont acquises sur l'extension, l'état de conservation, la stratigraphie et de la chronologie d'un site considéré comme une référence pour la compréhension des habitats palafittiques de la fin de l'âge du Bronze. / Peu après la mise en évidence, en 1854 au lac de Zürich, des premières 'cités lacustres', l'existence de palafittes fut signalée pour la première fois en 1856, à Grésine, lors de la construction de la digue du chemin de fer (Chantre 1875-1876, p. 170). Les 'pêches aux antiquités lacustres' débutent alors, les stations de la baie étant des incontournables pour la récupération des objets de l'âge du Bronze et dans la constitution des collections ; la dernière connue étant celle réalisée lors de l'excursion du Congrès préhistorique de France en 1908 (Rabut 1864 ; Perrin 1870 ; Congrès 1909 ; Coutil 1915). A partir de 1950, le développement de la plongée autonome va permettre l'observation in situ des vestiges ; de 1954 à 1972, les travaux précurseurs de R. Laurent sont à l'origine des méthodes actuelles comme la triangulation ; ils permettront les premiers levés topographiques de pieux, des ramassages dans des unités triangulaires et la définition de certaines emprises (Bocquet, Laurent 1976). Des sondages ont été réalisés en 1995, 1996 et en 2000 par Y. Billaud, dans le cadre des évaluations des grandes stations Bronze final du lac du Bourget (Billaud 2000b). A Grésine-Ouest, environ 4500 m² de couches organiques sont conservés ; les pieux couvrent plus d’un hectare. Des sondages récents d’évaluation stratigraphique montrent l’importance des niveaux organiques liés à l’habitat ; ils sont parfois préservés sur 60 cm d’épaisseur. En limite orientale de la station, à proximité de la rupture de pente vers les plus grands fonds, un sondage linéaire (10 m de long par 1 m de large) 1 montre la transition entre les secteurs à influences purement lacustres et le domaine de l'habitat. La séquence sédimentaire (épaisseur 50 cm) est intégralement conservée côté lac où elle plonge sous les craies lacustres ; en direction du centre de la station, elle est érodée (épaisseur 20 cm). Les mobiliers, principalement céramiques, sont très abondants, très diversifiés et bien conservés : découverts en stratigraphie, ils se rapportent pour l’essentiel à la phase récente du Bronze final alpin. La répartition planimétrique des pieux, des gros chênes dont plusieurs présentent une traverse horizontale et des piquets alignés formant palissades montrent le potentiel du gisement pour notre compréhension de l’organisation architecturale des structures. Sur le plan chronologique, l'analyse dendrochronologique a été réalisée sur 65 bois (Archéolabs). Les abattages dendrochronologiques se répartissent en trois périodes : une période ancienne au nord du site, datée de -995 à -993 de la phase moyenne du Bronze final alpin ; de la phase récente, des abattages sont datés de -904 à -869 puis de -843 à -831 ; ces dates récentes semblent seulement mises en évidences dans les lacs savoyards et posent la question des modalités de l’abandon des rivages lacustres à la fin de l’âge du Bronze (Billaud 2008). Pour la première foids, des données sont acquises sur l'extension, l'état de conservation, la stratigraphie et de la chronologie d'un site considéré comme une référence pour la compréhension des habitats palafittiques de la fin de l'âge du Bronze.

Bibliography comment

Historiques des recherches : Rabut 1864, 85-98 ; Perrin 1870 ; Congrès 1909, 911-945 ; Coutil 1915, 386-402, 430-431 ; Bocquet, Laurent 1976, 139-145 ; Billaud 1997 ; Rey 1999 ; Billaud 2000a, 2000b ; Marguet 2002, 117-137 ; Marguet 2004, 113-125 ; Billaud 2008, 49-54. Etudes : Rey 1999 ; Bouby, Billaud 2001, 749-756 ; Kérouanton 2002, 521-561 ; Billaud, Marguet 2006, 98-109 ; Chapron et al. 2007, 45-55 ; Billaud, Marguet 2007, 211-225 ; Magny et al. 2007, 13-28 ; Arnaud et al. 2008, 95-106 ; Billaud 2008, 49-54 ; Gauthier et al. 2008, 107-121 ; Marguet coll. 2008, 35-48 ; Marguet et al. 2008, 225-252.