Chindrieux - Châtillon

Country/Area

Community

Chindrieux

Place name

Châtillon

Type of site

UNESCO-World Heritage Site (WH / S1)

Last edited by

admin

Last update

Thu, 02/19/2015 - 17:17

Responsible for site

Colette LAROCHE
chargée du suivi scientifique et technique du Bien.
SRA DRAC Rhône-Alpes
Le Grenier d'Abondance
6 quai Saint-Vincent
69283 LYON cedex 01
Tel : +33 1 04 72 00 44 90
colette.laroche@culture.gouv.fr

Administrative contact

Direction régionale des affaires culturelles de Rhône-Alpes quai Saint-Vincent F - 69283 Lyon Cedex 01

Dating

Years BC

Extension (ha): 
0,91
Height above sea level (m): 
228,00

Map of pile dwelling sites

Dating text

Une étude dendrochronologique a mis en évidence au moins 28 phases d’abattage des bois différenciant les divers moments des constructions, des aménagements ou des reconstructions (analyses Archéolabs) ; elles se situent entre -906 et -814, c'est-à-dire sur une courte durée (moins d’un siècle) et à une période très récente du Bronze final (longtemps, ces dates ont marqué la fin des dernières installations littorales à usage d’habitation) ; les mobiliers sont caractéristiques du Bronze final 3b. / Une étude dendrochronologique a mis en évidence au moins 28 phases d’abattage des bois différenciant les divers moments des constructions, des aménagements ou des reconstructions (analyses Archéolabs) ; elles se situent entre -906 et -814, c'est-à-dire sur une courte durée (moins d’un siècle) et à une période très récente du Bronze final (longtemps, ces dates ont marqué la fin des dernières installations littorales à usage d’habitation) ; les mobiliers sont caractéristiques du Bronze final 3b.

Description

La station de Châtillon a été découverte dans la deuxième moitié du XIXe siècle ; durant plusieurs décennies elle a fait l’objet de 'pêches aux antiquités' (Rabut 1864 ; Perrin 1870 ; Congrès 1909). Les premiers travaux en plongée y ont été faits dans les années par R. Laurent, un précursuer de l'archéologie lacustre régionale (Bocquet, Laurent 1976). Puis une campagne de carottages, en 1986 (Y. Billaud), suivie d'un sondage et d'un échantillonnage pour un premier calage dendrochronologique des pieux (A. Marguet). Des sondages ont été réalisés en 2006, 2007 par Y. Billaud, dans le cadre des évaluations des grandes stations Bronze final du lac du Bourget (Billaud 2008b) ; ils se poursuivront en septembre 2009 (Y. Billaud). La démarche en cours a été initiée par le constat du décalage entre les données bibliographiques et l'état réel des sites ; elle vise à approfondir la documentation afin d'envisager une fouille extensive, projet récurrent dans la programmation nationale (Billaud 2008b). Actuellement, elle est recouverte par 3 à 5 m d’eau. Des travaux d’évaluation, toujours en cours, ont permis d’en préciser les emprises, d’en évaluer l’état de conservation et d’en affiner la chronologie : la superficie du gisement est estimée à environ 0,91 ha. D'après les recherches récentes, les niveaux organiques préservés couvrent environ 4000 m². Plusieurs sondages stratigraphiques mettent en évidence l’importance des niveaux organiques ; en plusieurs endroits, les couches sont préservées sur 40 à 60 cm d’épaisseur. Les mobiliers sont très abondants, très diversifiés et bien conservés, découverts en stratigraphie, sont caractéristiques des dernières occupations littorales du Bronze final 3b. Le plan de répartition des pieux montre nettement des alignements privilégiés que l’on peut suivre sur toute la surface topographiée ; cette orientation principale peut être interprétée comme celle des axes des maisons, probablement à deux nefs, séparées par des ruelles étroites (Billaud 2007, 2008b). Ce gisement apparaît donc important pour notre compréhension de l’organisation architecturale des structures. Une première étude dendrochronologique (d’autres échantillons sont en cours d’analyse) a mis en évidence au moins 28 phases d’abattage des bois différenciant les divers moments des constructions, des aménagements ou des reconstructions (analyses Archéolabs) ; elles se situent entre -906 et -814, c'est-à-dire sur une courte durée (moins d’un siècle) et à une période très récente du Bronze final (longtemps, ces dates ont marqué la fin des dernières installations littorales à usage d’habitation). / La station de Châtillon a été découverte dans la deuxième moitié du XIXe siècle ; durant plusieurs décennies elle a fait l’objet de 'pêches aux antiquités' (Rabut 1864 ; Perrin 1870 ; Congrès 1909). Les premiers travaux en plongée y ont été faits dans les années par R. Laurent, un précursuer de l'archéologie lacustre régionale (Bocquet, Laurent 1976). Puis une campagne de carottages, en 1986 (Y. Billaud), suivie d'un sondage et d'un échantillonnage pour un premier calage dendrochronologique des pieux (A. Marguet). Des sondages ont été réalisés en 2006, 2007 par Y. Billaud, dans le cadre des évaluations des grandes stations Bronze final du lac du Bourget (Billaud 2008b) ; ils se poursuivront en septembre 2009 (Y. Billaud). La démarche en cours a été initiée par le constat du décalage entre les données bibliographiques et l'état réel des sites ; elle vise à approfondir la documentation afin d'envisager une fouille extensive, projet récurrent dans la programmation nationale (Billaud 2008b). Actuellement, elle est recouverte par 3 à 5 m d’eau. Des travaux d’évaluation, toujours en cours, ont permis d’en préciser les emprises, d’en évaluer l’état de conservation et d’en affiner la chronologie : la superficie du gisement est estimée à environ 0,91 ha. D'après les recherches récentes, les niveaux organiques préservés couvrent environ 4000 m². Plusieurs sondages stratigraphiques mettent en évidence l’importance des niveaux organiques ; en plusieurs endroits, les couches sont préservées sur 40 à 60 cm d’épaisseur. Les mobiliers sont très abondants, très diversifiés et bien conservés, découverts en stratigraphie, sont caractéristiques des dernières occupations littorales du Bronze final 3b. Le plan de répartition des pieux montre nettement des alignements privilégiés que l’on peut suivre sur toute la surface topographiée ; cette orientation principale peut être interprétée comme celle des axes des maisons, probablement à deux nefs, séparées par des ruelles étroites (Billaud 2007, 2008b). Ce gisement apparaît donc important pour notre compréhension de l’organisation architecturale des structures. Une première étude dendrochronologique (d’autres échantillons sont en cours d’analyse) a mis en évidence au moins 28 phases d’abattage des bois différenciant les divers moments des constructions, des aménagements ou des reconstructions (analyses Archéolabs) ; elles se situent entre -906 et -814, c'est-à-dire sur une courte durée (moins d’un siècle) et à une période très récente du Bronze final (longtemps, ces dates ont marqué la fin des dernières installations littorales à usage d’habitation).

Bibliography comment

Historiques des recherches : Rabut 1864, 85-98 ; Perrin 1870 ; Congrès 1909, 911-945 ; Coutil 1915, 386-402, 430-431 ; Bocquet, Laurent 1976, 139-145 ; Billaud 1987 ; Billaud et al. 1992, 277-310 ; Rey 1999 ; Marguet 2002, 117-137 ; Marguet 2004, 113-125 ; Billaud 2007 ; Billaud 2008a ; Billaud 2008b, 49-54. Etudes : Billaud et al. 1992, 277-310 ; Rey 1999 ; Kérouanton 2002, 521-561 ; Billaud, Marguet 2006, 98-109 ; Chapron et al. 2007, 45-55 ; Billaud, Marguet 2007, 211-225 ; Magny et al. 2007, 13-28 ; Arnaud 2008, 16-26 ; Arnaud et al. 2008, 95-106 ; Billaud 2008, 49-54 ; Gauthier et al. 2008, 107-121 ; Marguet coll. 2008, 35-48 ; Marguet et al. 2008, 225-252.